Les termes du bâtiment professionnel, définis simplement et reliés à leurs enjeux concrets, par l’équipe CGBI, contractant général à Grenoble. Un repère pour dialoguer d’égal à égal avec tous les acteurs de votre projet.

Bardage

Revêtement extérieur rapporté sur la structure d’un bâtiment (acier, aluminium, bois, composite, terre cuite), assurant l’étanchéité à l’air et à l’eau, la protection mécanique et l’esthétique des façades. En bâtiment industriel et logistique, le bardage double peau et les panneaux sandwich isolants dominent : rapides à poser, performants thermiquement, économiques. Le choix du bardage pèse à la fois sur le budget, l’isolation et l’image du bâtiment, un arbitrage détaillé dans notre guide complet du bardage professionnel.

Maître d’ouvrage (MOA)

La personne, entreprise, collectivité, particulier, pour le compte de laquelle l’ouvrage est construit : celle qui définit le besoin, finance le projet et en devient propriétaire. À ne pas confondre avec le maître d’œuvre, qui conçoit et dirige les travaux. En faisant appel à un contractant général, le maître d’ouvrage reste décideur, mais délègue la complexité et le risque d’exécution.

Maître d’œuvre (MOE)

Le professionnel (architecte, bureau d’études, ingénierie) qui conçoit l’ouvrage, établit les plans, consulte les entreprises et dirige l’exécution des travaux pour le compte du maître d’ouvrage, sans construire lui-même ni garantir le prix final. Ses honoraires représentent généralement 8 à 12 % du montant des travaux. La différence avec le contractant général est détaillée dans notre guide complet.

Contractant général

Partenaire unique qui conçoit et construit un bâtiment dans un seul contrat, études, permis, travaux tous corps d’état, livraison, avec une obligation de résultat sur le prix (global et forfaitaire), le délai (contractuel avec pénalités) et la conformité. Équivalent privé et libre du marché public de conception-réalisation. Voir notre guide : définition, modèle économique et différences.

Entreprise générale de bâtiment

Entreprise qui réalise l’ensemble des corps d’état d’un chantier (gros œuvre et second œuvre) sous sa responsabilité, en exécutant une conception fournie par le maître d’ouvrage et son maître d’œuvre. Elle unifie l’exécution, mais ne porte ni la conception ni, généralement, l’engagement global de résultat du contractant général. La carte complète des acteurs ici.

Gros œuvre

L’ensemble des ouvrages qui assurent la stabilité et la solidité du bâtiment : terrassements, fondations, dallages, structure (béton, métal ou bois), planchers, charpente. En bâtiment professionnel, le gros œuvre représente typiquement 15 à 20 % du coût d’un bâtiment exploitable, une proportion que les « prix au m² » d’appel oublient souvent de préciser.

Second œuvre

Tout ce qui rend le bâtiment habitable et exploitable une fois la structure achevée : isolation, cloisons, menuiseries intérieures, électricité, plomberie, chauffage-ventilation, revêtements, peintures. C’est dans le second œuvre que se joue l’essentiel du confort, de la performance énergétique, et des dérives budgétaires des projets mal décrits.

Hors d’eau / hors d’air (clos couvert)

Jalons clés d’un chantier : le hors d’eau désigne le bâtiment couvert et étanche à la pluie (charpente et couverture posées), le hors d’air y ajoute la fermeture des façades (menuiseries extérieures, bardage). Le clos couvert atteint, les travaux intérieurs peuvent se dérouler à l’abri, un pivot stratégique du planning, détaillé dans notre article dédié.

VRD (voiries et réseaux divers)

Les travaux extérieurs qui raccordent et desservent le bâtiment : voiries, parkings, réseaux d’eau, d’assainissement, d’électricité et de télécommunications, gestion des eaux pluviales, espaces verts. Poste fréquemment sous-estimé dans les budgets, il peut représenter 10 à 15 % d’une opération neuve selon le terrain, et grand oublié des devis « bâtiment seul ».

CVC (chauffage, ventilation, climatisation)

Le lot technique qui traite le confort thermique et la qualité de l’air : production de chaud et de froid, distribution, ventilation et renouvellement d’air, régulation. Premier poste de consommation énergétique de la plupart des bâtiments tertiaires, et premier gisement d’économies en rénovation énergétique.

GTB (gestion technique du bâtiment)

Système centralisé qui pilote et programme les équipements du bâtiment, chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, selon l’occupation réelle. Rendue progressivement obligatoire par le décret BACS (systèmes CVC > 290 kW depuis 2025, > 70 kW au 1er janvier 2027), elle est généralement l’investissement énergétique le plus rentable d’un bâtiment tertiaire : souvent 10 à 25 % d’économies.

ERP (établissement recevant du public)

Tout bâtiment accueillant des personnes extérieures à l’établissement : commerces, restaurants, cabinets médicaux, écoles… Classés par types (M pour les magasins, N pour la restauration…) et catégories selon l’effectif, les ERP sont soumis à des règles renforcées de sécurité incendie et d’accessibilité, et leurs travaux à une autorisation spécifique, un cadre que nous traitons sur nos pages commerce et restauration.

ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement)

Activité industrielle ou de stockage susceptible de créer des risques ou nuisances, classée par une nomenclature en rubriques et seuils, sous trois régimes : déclaration (semaines), enregistrement (environ 5-6 mois) ou autorisation (souvent 9-12 mois et plus). Le classement ICPE conditionne le calendrier d’un projet d’usine ou d’entrepôt, à vérifier dès la faisabilité, jamais après l’achat du terrain.

PLU (plan local d’urbanisme)

Document communal ou intercommunal (PLUi) qui fixe les règles d’utilisation des sols : zones constructibles et destinations autorisées, emprises, hauteurs, stationnement, aspect extérieur, obligations paysagères. Première lecture obligatoire de toute étude de faisabilité : c’est le PLU qui dit si votre projet est possible sur votre terrain, et sous quelles conditions.

Permis de construire

Autorisation d’urbanisme exigée pour la plupart des constructions neuves et de nombreuses extensions ou changements de destination. En bâtiment professionnel, le délai d’instruction de droit commun est de 3 mois, majoré en cas de consultations (ERP, Architecte des Bâtiments de France…). Le recours à un architecte est obligatoire pour les personnes morales. Attention : un permis accordé ne vaut pas droit d’exploiter une ICPE.

DAACT (déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux)

Déclaration déposée en mairie à la fin du chantier, attestant que les travaux sont achevés et conformes au permis. Elle ouvre le délai pendant lequel l’administration peut contester la conformité (3 mois, ou 5 pour certains établissements). Document indispensable à la vente, au financement et à l’assurance du bâtiment, son absence se paie des années plus tard.

Coordonnateur SPS

Le coordonnateur Sécurité et Protection de la Santé, obligatoire dès que plusieurs entreprises interviennent sur un chantier : il analyse les risques de co-activité, établit le plan général de coordination et suit la sécurité pendant les travaux. Sa mission est distincte du contrôle technique, et son coût fait partie des « frais annexes » qu’un budget sérieux intègre dès le départ.

TCE (tous corps d’état)

Expression désignant l’ensemble des lots techniques d’un chantier, du gros œuvre aux finitions. Un marché « TCE » confie la totalité des travaux à un interlocuteur unique (entreprise générale ou contractant général), par opposition aux marchés en lots séparés où le maître d’ouvrage contracte avec chaque entreprise, et en coordonne les interfaces.

Réception des travaux

Acte juridique par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage, avec ou sans réserves, à l’issue des opérations préalables (OPR). Point de départ des garanties légales : parfait achèvement (1 an), bon fonctionnement (2 ans), décennale (10 ans). Moment le plus important de la vie contractuelle du projet, notre page livraison du bâtiment détaille comment le préparer.

Un terme vous manque ? Posez-nous la question, et pour passer du vocabulaire au projet, commencez par notre étude de faisabilité.